Les relations

Les conséquences de l’événement sont profondes et multiples, tant sur le plan psychologique et affectif que sur le plan matériel et social. L’AVC fait basculer vers une nouvelle vie.

Comment gérer les réactions de l’entourage au sens large ?
Quelques personnes–très peu–se mobilisent souvent dans la phase aiguë et dans les premières semaines, mais la plupart s’éloigne par la suite. Presque tous les anciens « proches », passé une période de condoléances, prend très vite ses distances. L’AVC fait stupeur, puis l’AVC peur. Et … l’AVCiste aussi.

Quel est le ressenti de la personne touchée ?
La victime, comme ses proches, doivent faire face à des variations d’humeur. Comment gérer cette météo capricieuse ?
Angoisse, peur de la récidive, tristesse, dépression, sentiment d’injustice, de colère… Comment faire face à des épisodes quotidiens d’épuisement physique accompagné d’une lassitude morale écrasante, à des passages à vide où le rescapé est irritable, se replie sur lui-même, panique, perd l’intérêt pour les autres, s’isole, perd son identité, etc. ?
Tous ces passages n’empêchent pas des sentiments de reconnaissance profonde envers les proches, d’amour, d’affection. Comment s’en nourrir pour avancer ?

Pour le conjoint, en particulier, les conséquences sont considérables.
Comment organiser les vacances, les loisirs ? Faut-il continuer à inviter des amis, la famille ?
Quelle nouvelle place vis-à-vis des enfants, comment maintenir un minimum d’autorité parentale du parent rescapé ?

(texte: d’après JC Huon 2007, complété T Schmutz 2022)